Les Balcons de l'Aigoual

Les partenaires du projet

 

L a Communauté  des communes représentée par Anton Smirnoff

Le parc National des Cévennes représenté par Eddie Bayle

La station météo de l'Aigoual représentée par Chantal Vimpere

 

 

 

La Filature du Mazel représenté par:

Claire Schneider Coordination du projet

Paula Anke  direction artistique

eDline expertise artistique et technique

Les partenaires financiers

Le Pôle nature 4 saisons du massif de l’Aigoual est cofinancé par l’Union Européenne.

L’Europe s’engage dans le Massif central avec le fonds européen de développement régional.

La Communauté de Communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires a l'ambition de créer un parcours land art sur la Voie de découverte les Balcons de l'Aigoual. 
Intitulé Les Balcons de l'Aigoual - Parcours land art, cet événement est prévu pour la période du 24 juin au 31 octobre 2018.
Un appel à projets est lancé aux artistes land art / art environnemental / art nature à partir du 11 octobre 2017, avec comme date limite de réception des dossiers le 31 décembre 2017.
Les artistes trouveront sur cette page des photographies utilisables pour des photomontages, ainsi que la présentation des partenaires, du territoire et de ses contraintes.
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Apel A Projet du Parcours Land Art
APP Parcours Land art Les Balcons de l'A
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"Modalités de création d'oeuvres d'art dans le Parc national des Cévennes"
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Dossier photos horizontales pour les photomontages
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Dossier photos verticales pour les photomontages
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Parcours Land Art D 269

L'Aigoual et le sommet de l'observatoire forment un symbole parfait de l’interaction de l’homme avec la nature, ce qui motive la démarche artistique de ce projet.

Le land art interroge la place de l’être humain dans la globalité de son environnement naturel (climatique, botanique …).

Ici, l’artiste « mettra en scène » la rencontre entre le public et les phénomènes climatiques et naturels de l'Aigoual.

 

"L'observatoire est devenu un symbole pour la détermination avec laquelle le projet de la reforestation de l'Aigoual a été mené, en dépit des aléas climatiques et humains.Le travail de l'artiste, de la vision à la réalisation de son œuvre, est du même acabit."

 

L'Art qui s'insère dans la nature et plus précisément le land art se comprend en opposition avec l'art du marché et institutionnel, cette discipline revient à une source essentielle de la création artistique : l’observation et l’inspiration qui suit l'observation.

 Donc dès l'inspiration, dès la première idée, l'artiste va développer le projet in situ, il ne va pas importer un sujet de prédilection et le décliner en adaptant la technique au lieu (autant qu'il n'importera pas une pierre qui n'existe pas sur place).

 

Le land art met l’artiste face à des conditions climatiques difficiles lors de la réalisation, qui forcément feront évoluer l’œuvre.

Paula Anke

Diaporama de la Voie de découverte

La Communauté des Communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires,

maitre d’ouvrage, payeur et responsable du projet.

Elle est située à l’ouest du département du Gard. Ce territoire relativement récent créé fin 2012 , regroupe 5700 habitants répartis sur 16 communes. Elles sont disparates d’un point de vue démographique. Le territoire est localisé à proximité des villes de Millau au Nord, de Nimes à l’Est et de Ganges, Le Vigan, Montpellier au Sud.

http://www.caussesaigoualcevennes.fr/competences/pole-4-saisons/

 

Superficie et accessibilité:

Située à l’ouest du département du Gard, la superficie de la CCCAC est de 474,9 km2. Un territoire très étendu qui ne favorise pas les échanges entre communes, par des trajets longs et sinueux sur un territoire montagneux.

 Le territoire de la communauté des communes n’est pas égal dans son accessibilité routière.

 Il est divisé en trois parties géographiques:

 Trèves, Lanuéjols, Dourbies, Revens, Causse-Bégon, Saint-Sauveur-Camprieu : 949 habitants sur 6 communes

 Valleraugue, Notre-Dame de la Rouvière, Saint-André de Majencoules : 2 106 habitants sur 3 communes

 Saint-André de Valborgne, Les Plantiers, Saumane, L'Estréchure, Peyrolles , Lasalle, Soudorgues : 2 574 habitants sur 7 communes

 

Le tourisme sur le territoire:

La dynamique touristique est importante sur le territoire. Les séjours sont diversifiés. Ils sont de courte durée ou de dernière minute et aussi de plus longue durée. L’offre d’hébergement est surtout constituée de campings, de gites et de chambres d’hôtes. Les touristes viennent des grandes villes des alentours, de Paris et également de secteurs plus lointains (Anglais et Hollandais).

Les Cévennes Patrimoine Mondial de l’UNESCO, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen.

 Sur le territoire CCCAC, la culture, le patrimoine, et les activités de pleine nature (tourisme vert) en lien notamment avec le Parc National des Cévennes, sont les moteurs de cette activité. L’office du Tourisme intercommunal participe à la promotion et à la diffusion du tourisme sur l’ensemble du territoire. L’ONF avec ses arborétums, celui de l’Hort de Dieu est organisé en visite dans l’été.

L’association Cévennes Eco Tourisme très active sur le territoire, a pour mission principale d’accompagner les professionnels du tourisme du Parc National des Cévennes vers la signature de la Charte Européenne du Tourisme Durable.

Le Mont Aigoual sur la commune de Valleraugue est un atout majeur pour le territoire communautaire. Avec son météo site, il attire chaque année 60 000 visiteurs.

Le massif de l’Aigoual, la vallée de l’Hérault, l’Abîme de Bramabiau attirent de nombreux touristes.

A noter les sites de Randals Bison à Lanuejols , Le jardin des Sambucs à St André de Majencoules, la Maison de l’eau a Les Plantiers, la Maison du bois à Camprieu, qui participent également à l’attractivité du territoire.

 Une étude est menée sur la gouvernance de l’Aigoual pour partager les compétences du tourisme et pour mettre tous les acteurs locaux en lien. Le nouveau projet du « Pôle nature des quatre saisons » a pour but de diversifier les propositions d’activités tout au long de l’année.

Une marque créée par l’ONF : « Forêt d’Exception », l’Aigoual lance la démarche pour une labellisation.

 

Les associations culturelles sur le territoire:

 Les associations et les artistes sont nombreux. Ils couvrent l’ensemble des champs culturels : autour du livre et de la lecture, de la musique, des arts plastiques, du théâtre, du patrimoine, du spectacle vivant etc.

 

Les manifestations culturelles rayonnantes:

La CCCAC accueille de nombreux évènements culturels en partenariat avec diverses structures et associations du territoire. De plus, un soutien est proposé aux associations culturelles du territoire dans la mise en œuvre de manifestations culturelles, sous réserve que ces projets développent le lien communautaire, l’accès à la culture et s’inscrivent dans la stratégie de développement du territoire :

 - La fête du Pétassou à Trèves

 - Le festival du film documentaire, « y'a d'la voix » rencontres de chorales, « vivalto » festival classique autour de l'alto à Lasalle

 - Le festival « Des arts dans la rue », le festival off de musique du Vigan et le festival Art Poésie en Aigoual à Valleraugue

 - Le festival nature et les rendez- vous du Parc National des Cévennes

 -  La fête de la Roubière à Notre Dame de la Rouvière

 -  A Saumane, animation de rue pendant la foire et séances « Connaissances du Monde »

 - A St André de Valborgne un Festival du cinéma

- Au météo site de l'Aigoual pour  son festival d'été "Attitude 1567m" et des cycles de conférence "Dessine moi un nuage".

 - A Lasalle la Filature du Pont de fer, salle de spectacle et permettant la programmation de spectacles de théâtre, de spectacles vivants, de plasticiens, de clowns, des groupes de musique, du cinéma etc.

- La Filature du Mazel à Notre Dame de la Rouvière, fabrique de culture pour les artistes de toutes disciplines confondues avec des résidences et des associations culturelles et des plasticiens locataires. Mises en place de partenariat artistiques sur le territoire avec une mission art plastique. Véritable incubateur de projets artistiques multiples et partenaire de la CCCAC pour le projet de « Lecture Publique »

Le pôle nature des 4 saisons:

Le Pôle nature des 4 saisons du massif de l’Aigoual est un projet de territoire visant au développement de l’offre d’activités de pleine nature.

Une étude  à été lancé en 2015 et se finira en 2020. Cinq axes de travail ont été définit:

 

Axe 1 :

Concertation avec la population → Faire connaître, partager et soutenir le projet localement

Axe 2 :

Développer l’offre d’activités: Réseau rando multi-activités / Développer de nouvelles APN / Diversification des activités neige / Accessibilité des APN aux handicaps / Valorisation artistique « Land art »

Axe 3 :

Améliorer l’accueil sur le territoire: Professionnaliser les acteurs du tourisme / Faire de la station de Prat-Peyrot une station de découverte nature en cœur de Parc National des Cévennes / Développer l’accueil  de camping-car.

Axe 4 :

Communication et marketing: Campagne de communication Pôle nature / Topo et guides de pratique des APN / Soutenir les événementiels et les animations / Commercialiser des produits packagés.

Axe 5 :

Gouvernance et animation

Coordination et suivi du projet / Nouvelle gouvernance et gestion des équipements

 Action indirecte (hors plan d’action) : Susciter et encourager les initiatives privées (entrepreneurs, accompagnateurs, loueurs) pour faire vivre le projet et accroître son impact

Le Parc National des Cévennes

 L’Aigoual au cœur du Parc national des Cévennes

 

Ici, la richesse biologique, la qualité paysagère, le caractère culturel du territoire justifient une protection et une gestion qui garantissent la pérennité de ce patrimoine exceptionnel.

Connaître, protéger et sensibiliser : trois missions confiées par l’État à l’établissement public depuis 1970. Ces objectifs de protection et de développement sont définis par une charte, un projet de territoire construit avec les acteurs locaux pour une durée de 15 ans.

L’action du Parc national se déploie sur un territoire composé d’un « cœur » réglementé (93 728 ha) et d’une « aire d’adhésion » (278 629 ha) sur 110 communes.

 

L’homme et la nature:

L’originalité du Parc national est son implantation dans un territoire de moyenne montagne habité et façonné par l’homme depuis la préhistoire. La forêt, omniprésente sur l’Aigoual, donne l’illusion d’un territoire totalement naturel et sauvage. Ce sont en réalité de multiples interactions entre l’homme et la nature, qui fondent la richesse du patrimoine naturel, culturel et paysager. L’objectif du parc national est d’assurer le maintien de cet équilibre fragile, entre un patrimoine à protéger et un territoire vivant, marqué par les activités humaines.

 

Une reconnaissance internationale:

 Le lien fort entre la qualité du patrimoine naturel et le mode de vie des habitants du territoire est depuis longtemps reconnu. Dès 1985, le parc rejoint le réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO. Le territoire « Causses et Cévennes – paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen » est inscrit depuis 2011 au patrimoine mondial de l’humanité. 70% du Parc national et la totalité du massif de l’Aigoual sont inclus dans ce périmètre. Par ailleurs, 28 sites font partie du réseau européen Natura 2000

 

L’Aigoual, un massif d’extrêmes et de diversité:

Partagé entre un versant atlantique aux reliefs granitiques tout en rondeurs et un versant méditerranéen aux pentes vertigineuses creusées dans le schiste, le massif de l’Aigoual révèle un caractère très contrasté offrant de vastes panoramas jusqu’aux Alpes et aux Pyrénées.

 

Un champ de bataille climatique:

Les vents chauds et humides en provenance de la Méditerranée rencontrent brutalement cette barrière montagneuse, imposant un climat rude. Dominé par son observatoire météorologique dressé comme un phare à 1567 mètres d’altitude, l’Aigoual est la montagne de tous les records: pluie et neige intenses, vents violents et brouillard persistant! La moyenne annuelle des précipitations atteint plus de 2000mm et celle des températures ne dépasse pas 5°, entre parfois -28° en hiver et +28° en été !

 

Une mosaïque de milieux et de paysages:

Bénéficiant de plusieurs influences géologiques et climatiques, le massif accueille une grande diversité de milieux naturels dominés par une large couverture forestière et l'omniprésence de la roche et de l’eau. De nombreuses sources et cours d’eau naissent sur le massif, hésitant entre la méditerranée (Hérault et Arre) et l’Atlantique (Tarnon, Jonte, Dourbie…) L’Aigoual compte aussi 470 zones humides et tourbières. Falaises, éboulis et autres chaos forment des milieux rocheux refuges pour une faune et une flore spécifiques.

 

Un éventail de végétation exceptionnel:

 Depuis le XVIe siècle, de nombreux botanistes viennent herboriser sur les pentes de l’Aigoual, d’abord pour recueillir des plantes médicinales puis progressivement pour collectionner les spécimens rares et étudier la diversité des espèces végétales. Dès la fin du XIXe siècle, dans le sillage du botaniste Charles Flahault, le massif a suscité de nombreux travaux, jetant les bases de la phytosociologie : analyse des associations végétales. Une histoire prestigieuse qui se poursuit aujourd’hui avec les travaux de nombreux chercheurs.

 

Entre protection et régulation de la faune:

 Au cours de l’histoire, l’homme a contribué à la disparition des grands mammifères et d’une bonne partie des grands rapaces… Mais les modes de production peu agressifs pour le milieu naturel jusqu’à ce jour, ont à l’inverse préservé la petite faune. La renaissance et l’évolution des modes de gestion de la forêt depuis 150 ans, ont favorisé le retour de quelques espèces. Aujourd’hui, cervidés et sangliers nécessitent même une régulation par la chasse !

 

Espèces protégées:

La chouette de Tengmalm, emblématique du massif ou encore le pic noir, ainsi que de nombreux insectes consommateurs de bois mort tels que la rosalie des Alpes, ont très probablement recolonisé le massif à la faveur de mesures de protection. Le Parc national veille au quotidien à la protection de cette biodiversité par des suivis et des mesures de conservation, mais aussi au travers de contrats avec les agriculteurs et forestiers.

L’Aigoual a également la particularité d’accueillir une espèce introduite en 1950 : le mouflon. Ce cousin et ancêtre du mouton domestique est aujourd’hui facilement observable sur le massif.

 

La renaissance d’une forêt:

Comme l’ensemble du territoire du Parc national des Cévennes, le massif de l’Aigoual est avant tout forestier. Cette forêt, en grande partie domaniale (16 000 hectares répartis entre Gard et Lozère) résulte d’un ambitieux programme de reboisement mené sous la houlette de Georges Fabre à partir de la fin du XIXe siècle. Encore complètement pelée et exposée aux crues dévastatrices vers 1850, la montagne de l’Aigoual a radicalement évolué vers un espace couvert aujourd’hui à plus de 70% par la forêt.

 

Un objectif pour le Parc : concilier production et protection

La gestion forestière menée par l’Office national des forêts et les sylviculteurs privés, en lien avec les objectifs du Parc national des Cévennes, tente de concilier production et protection : il s’agit d’une démarche parfois complexe qui se construit progressivement. La filière bois se structure principalement autour de trois pôles : le bois d’œuvre, le papier et une forte progression du bois source d’énergie.

Une gestion favorable à la biodiversité est privilégiée : respect des essences autochtones et leur régénération naturelle, priorité au mélange entre feuillus et résineux et boisements irréguliers… La préservation des vieilles forêts, présentant un fort intérêt patrimonial, est un objectif pour le Parc national : des surfaces importantes sont ainsi laissées en libre évolution.

 

La forêt pour tous:

Milieu naturel protégé, ressource pour l’économie locale, la forêt est également le lieu de multiples activités, nécessitant une indispensable cohabitation d’usagers. La cueillette de champignons et la chasse sont bien ancrées dans la tradition et se perpétuent, tandis que la pratique de sports de pleine nature, réglementée, s’accroît et se diversifie.

 

Pastoralisme et transhumance:

 Sur les hauteurs de l’Aigoual, les bergers et troupeaux façonnent les paysages des Causses et des Cévennes depuis des millénaires. On parle d’agropastoralisme pour désigner ce mode d’élevage de troupeaux transhumants ou sédentaires déployés sur de grands espaces, sur lesquels on produit aussi leur alimentation. Pour gagner les hautes terres, les troupeaux de brebis des vallées et des plaines du Languedoc empruntent les « drailles ». Témoins de l’ancienneté de l’élevage sur l’Aigoual, ces larges chemins de transhumance marquent le paysage depuis les fonds de vallée jusqu’aux passages en crêtes, de cols en cols.

 

Entre tradition et modernité:

Aujourd’hui, les sommets de l’Aigoual et du mont Lozère hébergent les derniers sites d’estive de la transhumance régionale. Héritiers de savoir-faire ancestraux, les élevages s'efforcent de se moderniser sans sacrifier la valeur écologique et patrimoniale des espaces naturels. La qualité des produits de l’agropastoralisme local est largement reconnue notamment par des labels AOP (appellation d'origine protégée)ou IGP (Indication géographique protégée), comme les viandes d’agneau et de bœuf, ainsi que les fromages avec le célèbre pélardon.

 

Cultiver la pente:

Dans les vallées, une agriculture plus diversifiée domine. L’élevage de chèvres pour le lait et le fromage côtoie les cultures sur terrasses : principalement l’oignon doux des Cévennes et la pomme. Les terrasses de culture sont un marqueur du paysage cévenol et révèlent la nécessité de maîtriser l’eau et la pente sur un territoire soumis à des conditions naturelles difficiles.

 

Vestiges de l’histoire:

 Menhirs et dolmens témoignent des premières traces d’occupation humaine à la fin du néolithique. Le territoire est dès lors façonné par l’agriculture et l’élevage ; une civilisation « agro-sylvo-pastorale » qui prend un essor décisif au Moyen-âge et évolue jusqu’à nos jours. L’âge d’or de la soie en Cévennes au début XIXe siècle se révèle à travers les magnaneries et les filatures qui ponctuent encore le paysage. Mais d’autres vestiges de l’histoire de l’Aigoual semblent avoir été happés par la forêt. Difficile aujourd’hui de déceler les traces des bûcherons déboisant la forêt pour les verriers du Languedoc ou celle des mineurs arrachant le plomb et le zinc à la montagne…

 

Des paysages en héritage:

Les habitants de ce territoire ont hérité d’un paysage construit par le travail acharné de générations de paysans et artisans, contraints par des conditions souvent difficiles : fortes pentes, régime de précipitations irrégulier, sols peu épais… Situé entre les causses et les vallées cévenoles, l’Aigoual marque la rencontre entre granite, schiste, calcaire et grès. Il en ressort une architecture très variable selon les villages, ajoutant au contraste saisissant entre les paysages de la plaine languedocienne, du massif forestier et des grands causses.

 

Une culture cévenole vivante:

Fondée sur la maîtrise des contraintes de la montagne, la culture cévenole est aussi marquée par diverses luttes et résistances ; celle pour la liberté de conscience lors de la Reforme et lors de la guerre des Camisards, ou plus récemment au cours de la second guerre mondiale.

Frappé par l’exode rural massif au début du XXe siècle, le territoire a subi une rupture culturelle rendant difficile la transmission de la mémoire et des savoir-faire traditionnels. L’afflux de nouvelles populations apporte depuis les années 1970 une nouvelle dynamique, renouvelant le rapport à la nature et à l’héritage culturel.

 

L’invention du tourisme:

Dès la fin du XIXe siècle, sous l’impulsion du spéléologue Edouard-Alfred Martel, les premiers promoteurs du tourisme apparaissent, révélant aux habitants la richesse cachée de ce qu’ils pensent être un «mauvais pays». L’attrait pour le monde souterrain des causses déborde ensuite largement sur l’ensemble du massif de l’Aigoual en s’appuyant sur son caractère mythique et légendaire. Cette promotion est alors largement portée par le Club cévenol et le Touring club de France, et indirectement par la littérature, notamment l’œuvre de l’académicien André Chamson.

 

Protéger et découvrir:

Découvrir tout en protégeant, c’est le défi qui fonde le concept de tourisme durable. Cette dynamique encourage des modes de déplacements, de production et de consommation éco responsables. L’objectif est aussi de mieux accueillir tous les publics, y compris les plus défavorisés ou présentant un handicap. Impliquant les populations qui vivent et travaillent sur le territoire, ce développement touristique engage aussi la responsabilité des touristes en séjour.

 

Un engagement fort du territoire:

Depuis 2002, l’établissement public du Parc national, sous l'égide d'Europarc pour la certification éco touristique, accompagne avec ses partenaires les entreprises touristiques vers des pratiques « durables ». Cela s’applique aux hébergements et sites touristiques, mais aussi aux activités de pleine nature. Cette action s’épanouit dans le cadre de la Charte européenne du tourisme durable (CETD) signée et partagée par plus de 130 espaces protégés en Europe. Les mêmes valeurs sont portées par la marque Esprit Parc national, commune aux 10 parcs nationaux français.

 

Vous y trouverez aussi:

 Des fleurs: Lis de St Bruno - Arabette des Cévennes - Gagée jaune - Violette du Montceny - Erythrone dent de chien - Saxifrage de Prost , la Coridale...

 Des arbres: Hêtre - Chêne blanc et chêne rouvre - Sapin pectiné - Epicéa - Pin à crochets - Alisier blanc - Sorbier des oiseleurs ...

 Des animaux: Chouette de Tengmalm - Aigle royal - Cerf - Chevreuil, Sanglier, Mouflon - Hibou grand duc - Écrevisse à pattes blanches - Pic noir - Loutre...

Des insectes saproxylophages: Rosalie des alpes - Sauterelle Gampsocleis - Phrygan...

Des papillons: l'apollon et le semi apollon...

ET le Loup....

L'observatoire Météorologique de l'Aigoual

Il domine le versant sud de l’arc cévenol. Situé à 1567 mètres d’altitude, il est le point culminant du département du Gard sur la commune de Valleraugue à la frontière de la Lozère. Construit à la fin du XIXe siècle, en 1894, son histoire est liée à celle du reboisement de la forêt de l’Aigoual et en particulier à la volonté de Georges Fabre (1844-1911), contrôleur général des Eaux et Forêts. Il découvre un territoire dévasté et une forêt réduite à « peau de chagrin » suite à une exploitation intensive. La disparition des arbres en cette fin de siècle a pour conséquence des crues dévastatrices et catastrophiques pour les Cévennes et au-delà.

 

En parallèle à ce projet de reforestation du massif de l’Aigoual, les scientifiques et météorologistes du XIXe siècle s’intéressent aux sites de haute montagne pour y installer des points d’observation en altitude. L'observatoire de l'Aigoual est créé après celui du Pic du Midi de Bigorre (1873), du Puy de Dôme(1875), du Mont Ventoux (1884). Les travaux de construction débutent en 1887et se terminent en 1894.

 

Les premiers relevés météorologiques datent de 1891. Les mesures se poursuivent toujours aujourd’hui, ce qui représente une base de données rare et un patrimoine climatologique exceptionnel.

 

Le massif de l’Aigoual est la première barrière montagneuse que rencontrent les vents chauds et humides en provenance de la mer Méditerranée. Il est réputé depuis toujours pour les pluies torrentielles qui se déversent à l’automne et que l’on nomme « épisode cévenol ».

 

C’est l’un des sites les plus arrosés de France avec une moyenne annuelle de 2 mètres de précipitations.

 

Par beau temps, le panorama est exceptionnel, grandiose, « à couper le souffle » pour celui qui ose s’aventurer sur les crêtes du massif de l’Aigoual fréquemment ventées. La vue s’étend des Alpes aux Pyrénées en passant par la Méditerranée au sud, en balayant le Pic du Canigou, le Puy de Sancy, les Monts Lozère, le Plomb du Cantal, le Mont Blanc, le Mont-Ventoux.

 

Cette visibilité est rare et éphémère car les conditions climatiques du sommet de l’Aigoual sont rudes

 

Le climat de l’Aigoual se caractérise par des vents violents, des brouillards fréquents (en moyenne 241 jours par an), des fortes précipitations (le record de pluie est de 600 litres d’eau par m2 en 24h) des quantités de neige impressionnantes en raison des congères qui se forment, des conditions de givre exceptionnelles qui forment des sculptures sublimes.

 

Les années passent, de gros nuages menacent l’observatoire de fermeture dès les années 1970, puis au début des années 1980. C’est ainsi que l’équipe météo a l’idée de créer un espace pédagogique et didactique ouvert au public en 1985. Cette même équipe décide de créer un centre de tests en conditions climatiques extrêmes au début des années 1990, pour expérimenter en conditions réelles de vent, givre, brouillard, etc.

 

L’exposition s’agrandit et s’enrichit au fil des ans pour devenir le « météosite » d’aujourd’hui, un espace de plus de 700 m2 qui accueille environ 70 000 visiteurs par an. Elle est aujourd’hui connue et reconnue comme un site d’intérêt touristique et culturel bien au delà de notre région.

 

Depuis 2005, une convention de partenariat existe entre Météo France et la Communauté de communes de l’Aigoual (CCCAC-TS) pour la gestion du « météosite ».

 

Dans le cadre d’une réorganisation territoriale des services de Météo-France, l’observatoire a été confirmé dans son rôle de centre de vulgarisation et de communication scientifique au travers du « météosite ».

 

L’observatoire du mont Aigoual, est situé au cœur du Parc National des Cévennes, depuis peu inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco, un atout supplémentaire pour rendre attrayant ce site et le valoriser. De même, sa situation géographique et environnementale est particulièrement intéressante.

Un projet de territoire porté par la Communauté de Communes de l’Aigoual, en lien avec Météo-France et d’autres partenaires est en cours. L’objectif est de réhabiliter l’observatoire historique, repenser l’accueil au sommet des Cévennes, renouveler l’exposition en créant un espace particulièrement porteur consacré au climat et aux changements climatiques.

Partenaire hébergeur et restaurateur

des artistes sélectionnés:

 

Le café de pays de Sylvie et Coralie, restaurant, gîte d'étape, épicerie et location de vélos électriques à Dourbies.

 Un accueil familiale et chaleureux dans un écrin au bord de la Dourbies ou l'on se baigne tout l'été, ses gorges s'étagent entre 360 m et 850 m d'altitude.

 

La végétation est composée de landes, de taillis, de chênes pubescents, de hêtres et de pins sylvestres. Dans la vallée, on trouve des cultures sur les zones les plus favorables et des forêts riveraines à aulnes et à saules. Tous ces milieux sont propices à la reproduction des rapaces, tels que le faucon pèlerin, le hibou grand-duc, le circaète et la bondrée. On peut également trouver les marques de présence du castor dans la rivière et observer de nombreux passereaux (fauvette, martin-pêcheur, merle bleu...).

 

Situé a 20km de l'Aigoual en direction de Millau.

Contact:

Claire Schneider

La Filature du Mazel, 30 570 Valleraugue

06 32 59 68 85 / 04 67 68 24 07

lafilaturedumazel@gmail.com