Après des études à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Ani Caizergues développe une pratique de la peinture frontalière de la sculpture en intégrant la question de la matière à celle de la couleur. Cette improbable réunion vers laquelle tend son œuvre entraîne une recherche dont chaque pièce porte la vision. Cette expression est nourrie de l’Arte Povera et de son contraire, la peinture abstraite. Une sculpture de la peinture, ou l’inverse, à travers une accumulation de feuilles peintes scandées de matériaux d’emballage comme le plastique ou le papier collant sans faire intervenir de hiérarchie. L’aspect physique qui s’en dégage révèle une réflexion sur la substance de l’art, caractéristique de son engagement.